05.11.2009

Des mots féminins

Atelier d'écriture animé par Alain Boudet avec Typhaine, Antoine, Julien et Nicolas.
Durée : 30 minutes

Consigne : cherchez des mots qui soient de genre féminin et qui vous plaisent. Un exemple est donné : (5 minutes). L'animateur participe à la recherche.
Les mots sont mis en commun (à tour de rôle) et notés sur une feuille :

plume - découverte - fenêtre - perruche - fleur - mémoire - terre - poule - maison - feuille - tuile - poésie - citrouille - victoire - mèche - pluie - famille - gomme - cloche - musique - ardoise - trousse - guirlande - note - symphonie -  culture - colle - colombe - tristesse - carotte - table - tourterelle - mer - émotion - couleur - femme.

L'animateur précise que les deux derniers mots sont ceux du thème du printemps des Poètes.
Le premier mot a été donné à titre d'exemple par l'animateur comme un mot féminin qui lui plaît (au passage, "gastroentérite" avait été donné comme mot féminin qui ne plaisait... à personne).

Liste faite, l'animateur lit les mots en essayant d'en associer quelques-uns pour construire des amorces possibles de textes courts. Un exemple :

Plume découverte à la fenêtre


Perruche

 

qui pourrait être aussi :

 

plume découverte


A la fenêtre, perruche

On remarque au passage que les pauses, les endroits où l'on met du silence font bouger le texte. Avec les mêmes mots dans le même déroulement, on n'obtient pas nécessairement la même chose.

Consigne d'écriture :

En utilisant des mots de la liste, en accueillant les images parfois inattendues mais qui te plaisent, écris des textes courts, à l'image de ceux construits ensemble (à partir des premiers mots de la liste) et qui sont en bleu ci-dessus.

16.03.2009

autour d'un mot : "source"

atelier poésie du lundi 16 mars 2009 avec six élèves de trosième : Victorine, Daphné, Kassandra P., Kassandra T., Mathilde, Marine. Animateur de l'atelier : Alain Boudet.

Durée : 1 heure.

Lieu : au CDI.

Premier temps : chacun(e) cherche (2 à 3 minutes) des mots (l'animateur aussi) qui lui viennent à l'esprit en pensant au mot source. Mise en commun. Voici la liste obtenue : source - eau - fleuve - vie - écoulement - intérêt - douceur - bleu - cascade - fontaine - éclatant - origine - livre - naître - couler - transparent - vague - brousse - poisson - document - rocher - cristal - clair - liquide - nature.

L'animateur lit la liste à haute voix, dans l'ordre, en associant des mots, pour voir ce que cela donne puis propose une première consigne d'écriture : "associez des mots en étant sensibles aux images qui naissent de ces associations. Composez ainsi des expressions, des phrases" (10 à 15 minutes). On constate que certains mots ont été ajoutés. D'autres sont mis de côté.

Tour de table : lecture des écrits obtenus. Certains sont des associations, groupes de mots/images, phrases. D'autres ont déjà évolué vers un texte.

Deuxième consigne : "en partant de là où vous en êtes dans l'écriture, allez vers la production d'un texte". Rappel de cette parole de Guillevic : "J'écris avec ma gomme". (15 minutes).

Temps de lecture à haute voix.

Troisième consigne : "vous terminerez l'écriture de votre texte et vous l'enverrez sur le blog par le biais des "commentaires" ou en l'écrivant à cette adresse : onecrit@gmail.com"

Des résultats :

Des images :

Cristal transparent, livret d'une vague de vie

Ecoulement léger d'une fontaine de douceur

Des textes :

La fontaine éclatante de sourires est une source de vie qui ne livre aucun intérêt si ce n'est d'être près, des rochers, parmi les poissons ou juste pour la douceur de l'eau.
Retrouver une vague de mes origines, celles qui coulent en moi comme un fleuve de souvenirs. Pour être un cristal, liquide ou clair, ressembler à une cascade bleue et transparente. Simplement nature !

Victorine


Un jour   Un matin   Un réveil

Une petite maison de vagues
sous une brume liquide et légère

Un énorme soleil éclatant sur un ciel bleuté de cristal

La vie de douceur
La vie en couleur

Un léger écoulement d'une fontaine claire.

Kassandra T.

 

Un léger écoulement d'une source de cristal ! Peut-être, la nature de Claire Fontaine sourit ! Mais une vague de vie naît doucement dans une rivière rocheuse !
Donc, une cascade frissonne de bonheur !
Alors, un fleuve d'eau éclatant coule librement d'un livre !

Kassandra T.

28.04.2008

Avec les mots de Tahar Bekri

En mars 2008, les élèves de troisième B du collège ont rencontré le poète d'origine tunisienne Tahar Bekri à l'occasion des "Rencontres Plurielles" des Printemps Poétiques.

A cette occasion, Alain Boudet (le documentaliste) et Emmanuel Rondeau (le professeur de français) ont proposé aux élèves, à partir d'un florilège de poèmes de Tahar Bekri, de relever des mots qui leur paraissaient bien convenir à l'univers de l'auteur ou qui revenaient plusieurs fois. Une liste de noms, d'adjectifs, de verbes a ainsi été préparée en commun. Chaque élève s'est ensuite emparée de cette liste pour écrire son propre texte.

 

Cette lumière qui coule dans ce sang,
Est un océan de pluie qui partage ton silence.

 

Ce silence s'est perdu dans l'oasis ,
Tout comme ce cimetière qui ne peut plus renaître.

 

Renaître pour aimer, aimer pour renaître
Et pouvoir ne plus s'arrêter.

 

Arrêter l'horizon pour arrêter le temps,
Et partager cet océan d'amour,

Comme un souvenir de beau temps.

 

    Tanda Bilan


En voici un Autre :

 

Lumière
malgré le sang
criant dans le silence

Lumière sans nuage
portant l'exil des arbres
si loin de leurs racines

Lumière du souvenir
coulant comme rivière
dans les veines brûlantes de la pluie

Lumière absente
parfois
perdue comme au désert
mais renaissant soudain
dans l'éclaircie d'une fougère.

 

 

pourquoi ? Parce que...

Les poètes surréalistes ont beaucoup exploré les jeux d'écriture pour libérer l'imaginaire. Le jeu des questions est un de ceux là. Voici un résultat obtenu par les surréalistes :

"Pourquoi suis-je si belle ?
Parce que mon maître me lave." (Paul Eluard)

Nous l'avons mis en place au cours d'un atelier de 25 minutes avec Camille, Pierre, Nicolas, Julien, Antoine et Maxime, des élèves de sixième.

Pour commencer, chacun a posé une question en donnant une réponse appropriée. Cela a donné, par exemple :

1 - Pourquoi j'aime l'ordinateur ? 1 - Parce que j'aime les jeux.

2 - Pourquoi j'aide mes parents ? 2 - Parce que j'ai envie.

3 - Pourquoi j'aime les fraises ? 3 - Parce que c'est bon

etc. 

 Nous avons ensuite lu la question 1 et nous lui avons apporté la réponse 2 ; lu la question 2 avec la réponse 3, etc.

Certaines associations étaient amusantes, d'autres anodines, d'autres sans intérêt. L'objectif, c'était de voir ce que le hasard permettait comme possibilités de sens.

Variante : on peut lire la question 1 et, successivement, lui apporter les réponses 2 , 3, 4 etc.

Nous avons remarqué que ces premières questions étaient, comme les réponses, brèves. Nous avons aussi remarqué que les réponses ne présentaient aucune originalité. Le résultat, c'est que l'association hasardeuse "question/réponse" souffrait ce cette pauvreté.

Pour continuer, nous avons donc travaillé davantage la rédaction des questions et de leurs réponses. Voici quelques-unes d'entre elles :

1 - Pourquoi les feuilles de l'arbre tremblent-elles ? 1 - Parce qu'il fait un vent léger.

2- Pourquoi fait-il chaud en été ? 2 -  Parce que le soleil chauffe. (on pourrait dire à la place : (parce que le soleil veut incendier la terre()

3 - Pourquoi les fleurs poussent-elles ? 3 - Parce que l'herbe veut être belle.

4 - Pourquoi les arbres poussent-ils ? 4 - Parce qu'ils veulent grandir (on pourrait ajouter "jusqu'au ciel").

5- Pourquoi aimes-tu les arbres ? 5 - Parce qu'ils font de l'air pour qu'on vive.

6 - Pourquoi les arbres sont-ils verts ? 6 - Parce qu'ils sont malades.

On peut ensuite associer questions et réponses au hasard. Là encore, les asociations sont possibles ou non, font images pour nous ou non. Il faut parfois les adapter. Par exemple :

 1 - Pourquoi les feuilles de l'arbre tremblent-elles ? 4 - Parce qu'elles (et non plus "ils") veulent grandir jusqu'au ciel.

ou encore : 

5- Pourquoi aimes-tu les arbres ? 6 - Parce qu'ils sont malades.

ou encore :

2- Pourquoi fait-il chaud en été ? 3 - Parce que l'herbe veut être belle.

Parfois, ça ne marche pas du tout. Par exemple :

 2- Pourquoi fait-il chaud en été ? 6 - Parce qu'ils sont malades.

11.01.2008

Insectes

Atelier avec des jeunes de cinquième et de quatrième.

Nous avons travaillé à partir de cadres présentant des photographies d'insectes de notre région. L'exposition a été réalisée par Christophe Michel, professeur de sciences de la vie et de la terre au collège.

Deux activités d'écriture ont été initiées : l'écriture de phrases d'accroche pour un jeu de carte et l'écriture de poèmes

Pour l'écriture de phrases d'accroche, nous avons regardé les photos et, séparément ou ensemble, nous avons cherché comment l'insecte (ou les insectes) pouvaient se présenter. L'objectif étant qu'une courte phrase imprimée au recto d'une carte permette de faire le lien entre la carte et l'une des photographies de l'exposition. Voici les phrases d'accroche trouvées :

  1. Je suis un bateau rouge et noir sur la mer verte.
  2. Dans les rochers violets, j'ai tellement chaud que je suis rouge. (autre proposition : Rouges, sur nos piquets violets, nous nous balançons). (autre proposition : Rouges, sur nos artichauts violets, nous nous balançons).
  3. Ouf ! j'ai trouvé la sortie - (autre proposition : Dans l'assiette blanche, une main me tend un sucre).
  4. Sans être africain, je porte un masque sur mon dos.
  5. À plat ventre sur ma "serverte" (ma serviette verte), je bronze.
  6. J'ai mis du temps, mais j'arrive ! le nectar m'attire.
  7. Batteries orange sur mon dos, j'ai la TNT au bout des antennes.
  8. Au pays des deux soleils, comme une flèche, je grimpe.
  9. Vert sur vert, je me cache. À quand le saut ?
  10. Au royaume des rayures, nous règnons à plusieurs.
  11. Jaune, je suis un coeur d'étoile.
  12. Dans la jungle verte des feuilles, je cherche mon chemin.
  13. Sur un pompon blanc, nous sommes deux... Bientôt trois ?
  14. Je suis un coeur rouge posé sur la neige.
  15. Avec mes grandes ailes, j'atterris. Attention ! la piste est piquante.
  16. Je prends du plaisir sur un chemin d'aiguilles.
  17. Vert et long je butine au coeur des étoiles blanches.
  18. Comme un fruit vert sur sa tige, j'attends le soleil. (autre proposition : Je suis vert et vexé car l'ascenseur est cassé. Je dois monter à pieds).
Pour  l'écriture de poèmes nous avons constitué un stock de mots en observant chaque photo puis, ensemble, nous avons écrit. Voici deux textes écrits pour une même photo.

 

Dans l'obscurité d'une fleur blanche, deux pattes, deux antennes. Une émeraude cherche l'inspiration.

Eva, Cécile, Chloé et marion avec Alain Boudet

 

 

10.12.2007

Souhaits

Atelier avec Elodie, Lauralee, Pierre, Julien, Nicolas, Antoine et Maxime.
Durée : 25 minutes.

 Consigne : chacune et chacun cherche pendant deux à trois minutes des mots en rapport avec l'idée de douceur, de légèreté.  Nous les mettons en commun :

eau, nuage, vent, lenteur, plume, neige,  matin, musique, Noël, poussin, lit, hauteur, couleur, eau, livre, air, rêve, goût, Jésus, cadeau, oiseau, amour, chanson.

 Consigne pour écrire : utiliser comme début "Je vous souhaite..." et ajouter un nom avec un ou des compléments.

 

29.11.2007

dans tes yeux (5)

Atelier avec Chloé, Eva et Marion. Animateur : Alain Boudet.
Lecture de débuts de poèmes dont le premier vers commence par un complément circonstanciel.

 Ensuite, je leur ai proposé un début : "Dans tes yeux...". Chacune a terminé cette phrase à sa manière. Nous avons eu :

  • Dans tes yeux bleus danse la lumière
  • Dans tes yeux je vois des oiseaux bleus
  • Dans tes yeux, ça pétille. Ils sont marrons.

 

Nous avons ensuite vu comment rassembler les éléments pour en faire un seul et unique texte. Nous avons obtenu ceci :

L'oiseau pétillant de tes yeux bleus danse dans la lumière marron.

La présence de deux adjectifs de couleur nous dérangeait. Le texte est devenu :

L'oiseau pétillant de tes yeux bleus danse dans la lumière d'automne.

Chacun a ensuite imaginé (cherché et produit des images) ce qui pourrait bien survenir après ce début : "Au creux de tes mains..." 

Voici les textes produits de cette façon.

 

Au creux de tes mains ton coeur bat.

Au creux de tes mains je vois les traces de mon passage.

Au creux de tes mains je vois le reflet de trois doigts.

            Eva

 

Retravaillé, élagué (comme Guillevic qui disait "j'écris avec ma gomme", Eva a obtenu ceci :

 Au creux de tes mains ton coeur bat.

Je vois les traces de mon passage.

Je vois le reflet de trois doigts.

Au creux de tes mains ton coeur bat.


 Unautre texte d'atelier, écrit par Marion :

Au creux de tes mains danse une fleur magnifique. Elle est si belle que tout le monde la regarde.

     Marion

 

Ce qu'a écrit Chloé :

Au creux de tes mains se cache ton avenir. La terre tourne autour de toi. Au creux de tes mains les livres se racontent, les pages tournent.

Au creux de tes mains tu ressens la douleur.

     Chloé

et cet autre texte de Chloé :

Toi au creux de tes mains tu te caches

 ton avenir tourne autour de la terre.

 

08.11.2007

La fenêtre bleue (4-2)

a78c2bed79c9915ee8563bb1acd4033c.jpgAtelier du soir avec Alexandre, Benjamin, Estelle, Sabrina, Virginie, Wendy.
Support : une photo en couleur
Durée : 2 fois 20 minutes
Animateur : Alain Boudet

D'abord, quelques instants après l'affichage de la photo, chacun dit à haute voix le premier mot qui lui vient à l'esprit en la regardant. L'animateur note au tableau les mots proposés en deux colonnes. La première pour dire ce que l'on voit, la deuxième pour ce que cela évoque, les qualificatifs de couleur, de forme, de matière... Dans la liste, ces premiers mots sont en gras.

Ensuite, chacun note les mots qui lui viennent à l'esprit pour enrichir chacune de ces deux listes.

" Que voit-on ? " nous a donné ces mots : porte - fenêtre - aquarium - trou - crépi - lézarde - ruelle - fissure - bois - volet - maison - village - ferme - rideau - serrure - couleur - grenier - ombre - encadrement - chaume - exclamation - rectangle

"quelles impressions, quels qualificatifs ? " nous a donné ces mots : bleu - fermé - personne - ciel - océan - mer - bois - abîmé défraîchi - ancien - vide - seul - sale - argile - effacé - abandonné - Bretagne

 

 Consigne d'écriture :

  • Associer les mots deux à deux en passant de l'une des listes à l'autre.
  • Ecrire plus long en naviguant d'une liste à l'autre. Ecrire plusieurs textes en variant les débuts.

Voici les textes produits :

 

Ancien village, ancienne ruelle. Ancien grenier. Un grenier sur un mur. Sur le mur une porte, une fenêtre peut-être ? Ce village, ce grenier ont une histoire. Et un silence.

Estelle

 

Mer vide           Personnes éffacées

Un rideau bois couleur crépi

Une fenêtre sale            Villages abîmée

Une ancienne ombre abandonnée 

                                                S.G

 

 La campagne bretonne, des prairies, un chemin. Au bout de ce chemin une maison isolée. Le crépi défraîchi couleur de sable après la pluie. Quelques lézardes sur la façade, par endroits, l'enduit a disparu. Une fenêtre aux volets bleus, fermés. Cette maison était celle de Marcel, un pêcheur. Mort depuis longtemps. Pas d'enfant ni de petits enfants pour la faire revivre. Ouvrir les volets. Faire entre la lumière à nouveau.

 

Virginie 

 

Ruelle d'océan

porte d'algue

volet bleu

fenêtre mer

dans l'aquarium personne

ce village abandonné

c'est un rêve

un rêve vide

                        Wendy 

 

                       LE PETIT POISSON 

 Le petit poisson dans son aquarium caché derrière la porte fermée ou bien dèrrière la fenêtre abimée, dans un grenier sale. Le crépi ou l'argile, comme on veut, mais il est fissuré, effacé.

                      quelqu'un va-t-il le libérer

             le petit poisson dans son aquarium ?

 

alexandre

 

le volet bleu (4-1)

d987d11be3621cc37a2b82f6c06cd962.jpgAtelier avec Agnès, Lise, Océane, Stéphanie (quatrième).
Support : une photo en couleur
Durée : 2 fois 20 minutes
Animateur : Alain Boudet

D'abord, quelques instants après l'affichage de la photo, chacun dit à haute voix le premier mot qui lui vient à l'esprit en la regardant. L'animateur note au tableau les mots proposés en deux colonnes. La première pour dire ce que l'on voit, la deuxième pour ce que cela évoque, les qualificatifs de couleur, de forme, de matière... Dans la liste, ces premiers mots sont en gras.

Ensuite, chacun note les mots qui lui viennent à l'esprit pour enrichir chacune de ces deux listes.

" Que voit-on ? " nous a donné ces mots : mur - porte - fenêtre - bois - volet - maison - refuge

"quelles impressions, quels qualificatifs ? " nous a donné ces mots : bleu - ocre - ciel - désert -  sable - mer - marron - bois - abîmé

 

 Consigne d'écriture :

  • Associer les mots deux à deux en passant de l'une des listes à l'autre.
  • Ecrire plus long en naviguant d'une liste à l'autre. Ecrire plusieurs textes en variant les débuts.

22.10.2007

douceur (6)

Camille, Amandine, Elodie et Pierre (sixième), participaient à cet atelier animé par Alain Boudet
Premier atelier : 25 minutes.Consigne : Chacun note sur une feuille des mots qui, pour elle ou lui, sont liés à la douceur (2 minutes). Mise en commun :

douceur - gentillesse - air - rêve - amour - brume - nuage - voler - vie - passion - satin - amitié - plume - lenteur - saveur - caresse - poésie - rire - penser - poème - cheveu - laine - méditer - soleil - regard - lumière - fenêtre - piano - larme.

Puis manipulation des mots : associations par deux, pour voir, pour essayer de créer des images. On les garde ou pas. Par exemple :

  • lenteur de la poésie ...
  • la saveur du rire ...
  • un rêve de plume ... la plume du rêve ... la plume d'un rêve ...
  • la lumière de la vie ... voler la lumière de la vie.

Ensemble, on retient une proposition :

Il caresse son poème
avec la plume d'un rêve ...

Chacun est invité à poursuivre avec ce début en utilisant en priorité des mots de la liste ci-dessus. On peut changer la nature des mots : penser peut devenir pensée ou pensif, par exemple.

Lors de la seconde séance (25 minutes) nous avons écrit ensemble en privilégant les associations de mots par deuxpour créer des images et en cherchant une cohérence entre les propositions. Voici le texte obtenu :

 

Il caresse son poème

avec la plume d'un rêve

 

Il écrit des pensées de satin

sur la douceur des nuages

 

Il joue avec les larmes d'un piano

des notes de brume

et invente une berceuse

pour le soleil

 

Il sait rire d'un regard

le poète. 

 

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